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Rituels

Mabon : le petit rituel de l'équinoxe pour faire le point avant l'automne

4 min de lecture

Photo : DeniMix via Pixabay

Vers le 22 ou 23 septembre, le jour et la nuit durent exactement la même chose. Après ça, les nuits reprennent le dessus jusqu'au solstice d'hiver. C'est tout l'équinoxe d'automne — un point d'équilibre pile avant que la bascule commence.

Dans la roue de l'année, ce moment porte un nom : Mabon. On l'appelle aussi la « seconde moisson », celle des fruits plutôt que des céréales — pommes, noix, courges. Symboliquement, c'est un temps pour compter ce qu'on a récolté depuis le début de l'année, avant que l'attention se tourne vers l'intérieur pour l'automne et l'hiver.

Une fête bien plus récente qu'on ne le croit

Contrairement à ce que son nom celtique laisse penser, Mabon n'est pas une fête antique. C'est une création de la Wicca moderne, popularisée dans les années 1970 pour compléter la roue des huit sabbats — au même titre que Litha ou Imbolc, des noms anciens réassemblés dans un calendrier qui, lui, ne l'est pas.

Le nom vient du Mabinogion, un recueil de récits gallois médiévaux compilés au Moyen Âge à partir de traditions plus anciennes. On y croise Mabon ap Modron, « fils divin d'une mère divine », dieu de la jeunesse enlevé tout bébé et enfermé dans l'Autre-Monde — un prisonnier dont la libération est nécessaire pour que le héros Culhwch puisse épouser Olwen, dans le conte Culhwch et Olwen. Rien à voir, à l'origine, avec les moissons ou l'équinoxe : c'est la Wicca qui a emprunté le nom pour l'associer à ce moment de l'année.

Ça ne rend pas la fête moins légitime — ça la replace juste plus honnêtement dans le temps. Beaucoup de pratiques qu'on croit millénaires sont en réalité des recompositions du XXe siècle, et Mabon en est un bon exemple assumé.

Photo : jplenio via Pixabay

La gratitude des moissons, une idée bien plus ancienne

Si le nom est récent, l'idée derrière — marquer la récolte et remercier la terre avant l'hiver — traverse, elle, énormément de cultures. Dans la Grèce antique déjà, les Mystères d'Éleusis se tenaient à peu près à cette période de l'année : un culte à mystères célébrant Déméter, déesse des moissons, et le cycle des saisons à travers le mythe de sa fille Perséphone, contrainte de passer une partie de l'année sous terre.

Ce n'est donc pas la fête elle-même qui est ancienne, mais le geste qu'elle recouvre : s'arrêter à la bascule de l'année pour reconnaître ce qui a été récolté, avant de se tourner vers la saison plus sombre.

Le rituel le plus simple

Il tient sur un bout de papier : trois choses récoltées cette année — pas forcément grandioses, juste vraies — et une seule chose que tu es prête à laisser partir avec les feuilles qui tombent. Pas besoin d'écrire un roman, une liste suffit.

Si tu veux marquer le moment un peu plus, un repas avec des produits de saison ou quelques minutes dehors à observer la lumière qui change font très bien l'affaire. L'équinoxe n'exige aucune mise en scène — juste la volonté de s'arrêter une minute pendant que la balance est encore à l'équilibre.

Photo : castleguard via Pixabay

Le Calendrier du Coin Mystique repère Mabon et tous les autres sabbats de l'année, avec un petit mot sur ce que chacun invite à faire.

✨ Pour aller plus loin

Voir le calendrier des sabbats →
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